Deux formats d’adresse
IPv4 et IPv6 sont deux versions du protocole Internet. IPv4 utilise des adresses de 32 bits écrites le plus souvent sous la forme de quatre nombres décimaux séparés par des points. IPv6 utilise 128 bits et s’écrit en groupes hexadécimaux séparés par des deux-points.
| Caractéristique | IPv4 | IPv6 |
|---|---|---|
| Taille | 32 bits | 128 bits |
| Exemple | 198.51.100.24 | 2001:db8::24 |
| Espace théorique | 2³² adresses | 2¹²⁸ adresses |
| NAT | Très courant | Pas requis pour économiser les adresses |
Pourquoi IPv6 existe
L’espace IPv4 représente environ 4,3 milliards d’adresses théoriques. Cette quantité paraissait gigantesque aux débuts d’Internet, mais elle est devenue insuffisante avec la croissance du nombre d’utilisateurs, de serveurs et d’objets connectés.
Des techniques comme le NAT et le CGNAT ont prolongé l’usage d’IPv4. IPv6 apporte surtout un espace d’adressage beaucoup plus vaste et permet de concevoir les réseaux sans dépendre de la pénurie d’adresses publiques.
Pourquoi les deux coexistent encore
Le passage d’un protocole mondial à un autre ne peut pas se faire instantanément. De nombreux réseaux utilisent le « dual stack », c’est-à-dire IPv4 et IPv6 en parallèle. Selon le site ou le chemin réseau, votre connexion peut donc utiliser l’un ou l’autre.
Un service de détection d’IP universel peut afficher l’IPv6 lorsqu’elle est disponible, sinon l’IPv4. C’est la raison pour laquelle deux utilisateurs du même fournisseur n’obtiennent pas forcément le même type d’adresse.
Pour replacer ces protocoles dans l’évolution des accès Internet : TestMaCo.fr retrace les connexions du modem RTC à l’ADSL, la fibre et aux accès modernes.
La compression des adresses IPv6
Pour rendre les IPv6 plus lisibles, les zéros initiaux d’un groupe peuvent être supprimés et une longue suite de groupes nuls peut être abrégée une seule fois par ::. Par exemple, 2001:0db8:0000:0000:0000:0000:0000:0042 peut s’écrire 2001:db8::42.
IPv6 est-il plus sécurisé ?
IPv6 apporte des mécanismes modernes et change certaines pratiques d’architecture réseau, mais il ne rend pas automatiquement un appareil « sécurisé ». Pare-feu, mises à jour, configuration des services et chiffrement restent essentiels. Une mauvaise configuration IPv6 peut être aussi problématique qu’une mauvaise configuration IPv4.